COP28 à Dubaï – Accord marquant le début de la fin pour les énergies fossiles

Accord entre les pays signataires de l’accord de Paris marquant le début de la fi n pour les énergies fossiles à la COP28 à Dubaï

Ce mercredi, 13 décembre 2023, la 28e conférence des Nati ons unies sur le changement climatique (Conference of the Parties, COP28), organisée par les Émirats arabes unis à Dubaï, s’est terminée par un accord très encourageant reprenant l’engagement ainsi que la vaste majorité des éléments nécessaires pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 degrés Celsius, en ligne avec les recommandations du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

Ensemble avec les délégations des 195 pays cosignataires, la délégation luxembourgeoise, présidée par le ministère de l’Environnement, du Climat et de la Biodiversité, a adopté un accord (Global Stocktake) qui réunit pour la première fois le monde entier autour d’un langage clair concernant la sortie des énergies fossiles, les objectifs mondiaux de réduction des émissions de CO2, la transition vers les énergies renouvelables, l’adaptation aux changements climatiques ainsi que les questions de financement dans les pays les plus exposés auxdits changements. C’est notamment grâce à la détermination et à l’unité de la délégation de l’Union européenne, emmenée par la Présidence espagnole du Conseil de l’UE et par la Commission, et grâce à une coordination étroite avec ses alliés que cet accord historique a été possible. Serge Wilmes souligne: « Ceci est une avancée historique. C’est la première fois que la communauté internationale reconnaît les prémisses de l’accord de Paris sur le climat dans les termes exacts : le réchauffement de 1,5 degré et la neutralité carbone d’ici 2050 !

Outre les références concrètes à la sorti e des énergies fossiles, au triplement des énergies renouvelables et au dédoublement de l’efficience énergétique, l’un des avancements les plus notables du texte porte sur les suites à donner au premier bilan mondial sous l’accord de Paris.

Dans ce contexte, l’accord reprend de manière explicite la trajectoire de décarbonisation prescrite par le GIEC afin de maintenir le réchauffement de la planète en dessous des 1,5 degrés Celsius, à savoir:

  • une réduction de 43% des émissions globales d’ici 2030,
  • une réduction de 60% jusqu’à 2040, et
  • une neutralité carbone visée pour 2050.

En ligne avec ces objectifs désormais officialisés, la nécessité de financer la transition, y compris le nouvel objectif global quantifié, a été confirmée. Les États membres se sont mis d’accord sur les modalités de fixation du nouvel objectif lors de la prochaine COP29 à Bakou, Azerbaïdjan. Par ailleurs, le nouveau Fonds pour les pertes et dommages a été opérationnalisé à la COP28, et a reçu près de 700 millions d’euros de dons depuis le début de la conférence.

Le président émirien de la COP28, Dr Sultan Al Jaber a parlé dans son discours final d’un «consensus historique E.A.U. (Émirats arabes unis)» notant que tout accord n’est valable que dans la mesure où il est mis en œuvre et portant ainsi le regard sur ce qui suivra à l’échelle mondiale après la COP à Dubaï.

Parallèlement au processus de négociation de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), la délégation luxembourgeoise a également rencontré bon nombre de ses partenaires internationaux dans le cadre d’échanges bilatéraux, donné son support aux jeunes participant.e.s luxembourgeois.es et suivi un programme conférencier soutenu au pavillon représentatif mutualisé entre les pays Benelux et la Banque européenne d’investissement (BEI).

Communiqué par le ministère de l’Environnement, du Climat et de la Biodiversité